dimanche 30 mars 2008

Chronique de sites de rencontres. #5

Patience, feelings et un peu de sérieux.

Je sais que je me répète dans mon dernier post, mais avant de s'embarquer pour de bon dans l'aventure, il faut savoir ce que l'on veut et respecter le net comme moyen de rencontrer, avec ses avantages et inconvénients. Un gros plus (+) du net, c'est qu'on a du recul en tout temps. On met fin à nos cyber-relations sans se sentir trop mal si un petit quelque chose cloche. Mais attention, facile de devenir over-sélectif si vos seules rencontres se réalisent grâce au net: il y en aura toujours des plus belles, des plus plantureuses, des plus grandes, des plus riches, des plus proches, etc. De toute façon, tout le monde le sait, il faudra toujours faire des compromis si on veut s'engager dans une relation.

À l'inverse, des personnes impatientes feront des tas de rencontres sans filtrer leurs homologues virtuels. C'est beau de rencontrer, mais quand nos feelings crient: "C'TE GARS-LÀ C'EST UNE VIDANGE, IL VA JUSTE VOULOIR TE BAISER!" et que vous allez chez lui pour un programme double: manger des sushis + film, vous contribuez à l'image du bordel qui règne sur l'internet. Et le lendemain, allez-vous vous sentir mieux? Je n'crois paaas!

La patience est une vertu dans la séduction. Que ce soit au travail, dans un bar, dans un party de famille avec cousins-cousines au Lac St-Jean ou sur le net, ne vous faites pas trop d'attentes et laissez-vous imprégner des énergies que vous communique votre "fréquentation". Recherchez une complicité et si les astres ne sont pas bien alignés, devenez amis. C'est déjà bien, non? Certains et certaines clament haut et fort qu'ils ont déjà suffisamment d'amis et qu'ils recherchent d'emblée la perle rare qui les laissera transis. Ils seront vite déçus. Beaucoup de porteurs de dentier n'ont été foudroyés par l'amour qu'une seule fois, voire aucune.

Bref, selon moi, les sites de rencontres sont aussi bons pour rencontrer que n'importe quel autre moyen pour qui se connait bien. Reste juste à apprendre à bien vous connaître, good luck!

Dans le prochain numéro, la photo principale.

samedi 29 mars 2008

Chronique de sites de rencontres. #4

Plusieurs raisons précises peuvent pousser l’usager de site(s) de rencontres à délaisser son pantalon de pyjama et son microscope qui donne directement sur son nombril dans lequel se développe un écosystème où lilliputiens et fée Clochettes batifolent comme chauds lapins par période printanière entre deux miettes de beigne pour finalement oser aller prendre sa dose naturelle de vitamine C en s’exposant directement à la lumière de Galarneau pendant qu'il emprunte ce chemin vers le point de rendez-vous où il pourra constater la pomme d’Adam (ou le manque de) de l’interlocuteur(rice) dont la verve virtuelle subjugue tous ses sens sauf peut-être l’odorat, le toucher et le goût.

-PASSER DU VIRTUEL AU MONDE RÉEL (the reasons to)

>Une stimulation que l’on recense chez nombre d’utilisateurs de la Toile pour rencontrer, c’est la facilité d’accès au sexe. Le one nightage ou le fuckfesting sont des pratiques récurrentes auxquelles se butent sporadiquement les plus sérieux des rencontreux. S’entend-t-on pour dire qu’il ne s’agit pas d’un phénomène uniquement réservé au monde virtuel. Un classique que l’on retrouve sur une incalculable quantité de profils: "Si tu cherches un one night, change de profil!". Ceux qui cherchent les one night ne lisent pas les profils, sales connes. De plus, le fait de prendre des photos de ton anatomie sans y cadrer ta tête, c’est aussi dissuasif que l’imitation du cri des ordures pour éloigner un raton laveur.

>Il y a aussi ceux qui viennent tout juste de rompre. Je rêve de dire un jour à une fille: "Je romps!", avouez que ça fesse…non ? plus que "Je triangle!" en tout cas! Une personne -peu importe l’état, la couleur, la présence d’un Prince-Albert ou non, la forme ou la grosseur de ses organes génitaux- qui vient de clôturer une relation est toujours plus… susceptible de se faire "consoler" par pas mal n’importe qui. Rebound. De grâce, fragiles délaissés, ne venez pas inonder le Catalogue de votre désespoir et de vos sanglots d’insécurité et d’incertitude. Vous en ressortirez probablement encore plus faibles qu’auparavant. Be wise, don’t baise.

>Les dépendants affectifs. Ils sont aussi sélectifs qu’un phallus de militaire après 3 ans de service.

>Les moches qui croient que la beauté véritable est aveugle, sourde, muette et paraplégique. Si tu es brillant, tu n’es pas moche. Avec un peu d’audace, une personne physiquement désavantagée mais intellectuellement privilégiée saura faire voir le meilleur d’elle-même à qui elle veut. Théorie, théorie, théorie. Un individu doté d’un QI qui excède à peine celui d’un kiwi monté sur un frame d’oursin géant albinos risque fortement de ne pas être humain, gardez vos distances.

>Les timides. Tant qu’ils sont derrière leur écran, ils ont donc l’air intéressants, beaux, brillants et tout, et tout. Lorsqu’ils devront passer à l’étape de la rencontre et du premier contact, le plus dur sera déjà fait et la gêne sera moindre. Internet est un facilitateur de contacts mais aussi un embellisseur puissant, s’ils sont timides, c’est souvent qu’ils ont quelque chose à cacher.

>On peut y trouver des Adonis ou Aphrodite à la vie équilibrée et au passé bien rangé. Les vices cachés ça ne les connaît pas. They’re the ones we should look out for. Eux sont là juste au cas où… Ben non je vous donnerai pas mes identités virtuelles, cherchez un peu, franchement!

P.S.: Pour ce qui est de la fois où j'ai été impatient dans mon dernier billet... ça a simplement été la soirée la plus ennuyeuse de toute ma vie. C'est nettement pire que de devenir père, non?

vendredi 28 mars 2008

Chronique de sites de rencontres. #3

Comme l’a si bien écrit notre Prédateur national dans les commentaires de mon dernier billet: "Un site de rencontres c'est pour R-E-N-C-O-N-T-R-E-R, tabarnark.", le site de rencontres doit d’abord et avant tout être un médium dont ses membres profitent afin de se rencontrer. Les amitiés virtuelles c’est bien beau, mais le fait d’avoir plus de 500 amis sur facebook et quelques 300 contacts MSN, c’est aussi utile qu’une ceinture de flotteurs en poches de sang trouées au beau milieu du Pacifique.

Les relations virtuelles ont des limites. Je ne tiens pas à m’étendre le corps tout huilé au soleil sur le sujet, mais je vous dirai ceci: le manque de spontanéité y est pour beaucoup. À mon humble avis, il faut être de sacrés virgin geeks pour pouvoir entretenir une relation virtuelle au travers de mois, voire d’années sans avoir l’occasion de "tâter" de tous vos sens la spontanéité de celui ou celle qui se cache si adroitement derrière son écran depuis les premiers balbutiements de votre union virtuelle. Je ne saurais mettre de chiffres à savoir "Une fois le contact MSN établi et relativement actif, combien dois-je attendre de temps avant de proposer une rencontre véritable?", car je crois que, au même titre que les rencontres dans le monde tactile où le donnage de bines prend la place des "Poke" ou "Super Poke", les relations virtuelles sont uniques et que trop de facteurs viennent influencer votre perception du gibier pour qu’une procédure objective soit pieusement suivie.

L’heure des confessions:
-Il m’est arrivé d’être ensorcelé par le charme de connaissances virtuelles en ce sens que, peu importe ce que ne révélaient pas leurs photographies sur le site de voyeurs rencontres, j’avais une envie folle de leur parler de vive voix et, si affinités, d’interagir physiquement avec elles. Je savais qu’une complicité véritable allait s’ajouter à la virtuelle.
-Certaines de mes rencontres se sont faites après seulement une ou deux journées à clavarder, alors que d’autres ont tardé des mois durant. J’étais jeune, prude, méfiant et pissou. (J’emmerde sauvagement tous ceux qui ne feront que songer à une blague suite à la lecture de cette dernière phrase. Z’êtes si prévisibles.) Un lien de confiance doit absolument se développer, et le temps que cela prendra est aussi relatif que les talents de cavalier du Doc Mailloux.
-J’ai été impatient une fois et j’ai payé le prix fort: depuis le 6 février 2006, je suis père. Ce fut mon premier et dernier one night à vie, je ne l’ai d’ailleurs jamais revue, la maman. Un condom qui pète, ça vous ruine une vie, si ce n’en est qu’une. Juste quand on croit que ça n’arrive qu’aux autres… Quelques mois plus tard, en septembre 2005, elle m’apprenait que mes sprinters de trompe de Fallope avaient fait leur chemin jusqu’au bout. Elle n’a jamais voulu se faire avorter mais elle a respecté mon choix de ne jamais voir ma fille. J’étais curieux pour le sexe. Je n’ai pas eu à débourser le moindre sous et je n’ai aucune nouvelle depuis son appel le lendemain de l’accouchement pour me dire que notre (c’est tellement dégueux de dire ça…) fille était en parfaite santé et qu’il n’y avait eu aucune complication. Je n’ai pas du tout l’intention de voir ma progéniture, j’ai mis une croix depuis longtemps sur cette erreur de parcours…
-Par l’entremise du net, j’ai fait des rencontres qui m’ont fait énormément grandir (vous êtes si prévisibles…). J’ai fait la connaissance de personnes fantastiques qui m’ont permis de voir la vie sous des angles insoupçonnés. Je ne regrette en rien mon activité sur les sites de rencontres mais je dois vous avertir: j’ai un 9e sens (celui des rencontres cybernétiques) extrêmement bien développé.

mercredi 26 mars 2008

Chronique de sites de rencontres. #2

Donc vous êtes dupe, vous avez été convaincu par la première édition de la série des chroniques de sites de rencontres et avez décidé de vous inscrire à un ou 74 sites du genre ainsi qu’au Mickey Mouse Club (pour la forme).

Quelle que soit votre motivation à y adhérer, il faut d’ores et déjà vous fixer des objectifs en fonction de votre situation actuelle dans la vie. Le but d’un jeune fringuant de 16 ans ne sera probablement pas le même que celui d’un homme de 35 ans monoparental, fonctionnaire, paumé, bedaine de bière, dépressif, abstinent depuis 3 ans, joueur de gazou dans l’OSM, qui n’a aucun temps libre ou presque… Alors que le pepa musicien cherche à se trouver une sugar mammy et à vendre ses enfants en Chine pour l’adoption au plus sacrant, le joyeux luron de 16 ans cherche patiemment une femme mature pour aller vivre en campagne, s’acheter une terre, construire une maison en bois rond de ses mains et élever des enfants en plein milieu d’un champ de pétunias.

Il y a deux grandes catégories de gens sur les sites de rencontres: les gens qui ne veulent s’en tenir qu’à la rencontre virtuelle et ceux qui veulent rencontrer en vrai.

-RENCONTRES CYBERNÉTIQUES UNIQUEMENT

>Peu importe leur motivation à être sur ces sites, ces individus sont de véritables parasites, des entraves au bon fonctionnement du Catalogue. Parfois sont-ils déjà en couple; à l’occasion sont-ils dépressifs, seuls et VRAIMENT timides; dans certains cas sont-ils technosexuels et vous utilisent pour façonner l’intelligence artificielle de leur androïde.

>Si une fille déjà en couple surfe sur le site de rencontres X, c’est probablement qu’elle sent sa relation voguer tranquillement mais sûrement à la dérive et que vous risquez, bien malgré vous, de devenir un plan B. Il s’agit alors d’une agace ou, si vous me permettez l’expression, une salope de première. Il se peut aussi qu’elle soit simplement à la recherche d’amis car elle a été assez cruche pour délaisser tous ses amis au profit des colons qui se tiennent avec son chum. Un déménagement récent? Simplement envie de voir du monde? Plausible.
*À noter qu’un gars en couple ne sera jamais assez tata pour s’inscrire sur un site entremetteur sans avoir un objectif bien précis à court terme, c’est un phénomène recensé exclusivement chez la femme.

>Des hot chicks qui sont sollicitées sans arrêt et qui gardent tout de même une identité virtuelle pour ces soirs où la plomberie criera famine. Ces dignes détentrices de kits à 5 000 exprimeront clairement qu’elles ne sont là que pour discuter scripturalement. Elles choisiront cependant les prétendants en fonction du ratio "tour de biceps : QI". Plus ce ratio est haut, plus les chances de se faire hameçonner sont grandes. C’est dans ce temps que je remercie la nature de m’avoir offert une paire de bras à la hauteur des jeux de la semaine de vision mondiale. Le soir où ils recevront un message disant:
Que fais-tu ce soir ? Apelle-moi vite!
(514) NUN-UCHE
-xXx- ,
les gars se sentiront très spéciaux et brillants. Le gars qui appelle devient automatiquement un objet. Et moi, être un objet, j’aime pas toujours ça! Ça frise la ruse tout ça, non? D’après moi, les kits à 5 000 viennent avec une intelligence artificielle de nos jours. 2 mots : Protégez-vous!

Dans le prochain numéro, il sera question des motivations qui poussent l’usager des sites de rencontres à rencontrer véritablement ses interlocuteurs virtuels. C’est un rendez-vous!

mardi 25 mars 2008

Chronique de sites de rencontres. #1

Malgré la cessation toute récente du port de la couche chez ma personne, je suis un vétéran de ce genre de sites. En 5 ans à arpenter la Toile à la recherche plus ou moins active de perles rares, j’en ai vu des vertes et des pas mûres comme dirait ma bien-aimée môman. Je vous offre donc en grande primeur la première chronique d’une série qui porte sur les sites de rencontres. Ces chroniques se veulent des outils pour vous aider à séparer efficacement le bon grain de l’ivraie sans avoir à perdre autant de temps que moi. Mais avant tout, il s’agit d’une critique hargneuse envers ces individus à l’insignifiante insignifiance qui polluent de leur présence le Catalogue cybernétique.

Voici les top guns du Québec actuellement :

· DoYouLookGood (0-20)*

· MonClasseur (18-30)*

· Réseau Contact (25-99)*

* Les chiffres entre les parenthèses sont

a) La tranche d’âge de la clientèle cible OU

b) Le QI de la clientèle cible. Dans ce cas, vous aurez déduit que je suis inscrit au moins à tous les sites de rencontres du monde.

FAQ

À quoi ça sert un site de rencontres ?

-À faire des rencontres, ostie de cave.

-Certaines personnes n’ont pas l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes dans leur quotidien. Un groupe d’amis tissé solide depuis le secondaire, des collègues qui pourraient être vos arrière-grands-parents, les étudiantes de votre programme sont roux /des nerds finis qui se branlent en jouant à Starcraft /des joueurs(ses) de pipeau dans l’OSM.

-Ne serait-ce que pour rajouter un peu de piquant dans sa vie.

-On peut, grâce aux nombreuses options qu’offre le site, filtrer les prétendantes en fonction de nos goûts particuliers. Voici quelques exemples.

>Jonathan aime les filles qui font du strabisme.

>Jessica prendrait malin plaisir à se faire passer pour la femme d’un prisonnier incarcéré dans un établissement à sécurité maximale.

>Guillaume recherche une fille qui s’habille à la mode médiévale dernier cri.

>Amélie apprécie particulièrement les nains végétariens.

>Antoine est prisonnier dans un pénitencier à sécurité maximale. Il y est porteur de savonnettes et est plutôt malhabile. Alex Perron l’envie. Il en a marre et aimerait aller faire un tour de roulotte avec une hottie.

>Mélissa aimerait expérimenter le lesbianisme avec une transexuelle.

À quoi ressemble l’usager moyen de ce genre de sites ?

-Il s’agit généralement de personnes un brin insécures.

-Beaucoup de borderline dépendants affectifs.

-Des gens en manque d’attention qui sont en quête de popularité virtuelle question de se convaincre qu’ils "pognent".

-Il y a des perles rares qui ajoutent la dimension intelligence à celle de la symétrie des traits.

-C’est très vaste, on y retrouve absolument de tout et, plus souvent qu’autrement, les usagers ne sont pas des psychopathes.

-J’y ai sincèrement fait de magnifiques rencontres.

Est-ce que c’est safe ?

-Si t’as ce qu’on appelle du jugement, oui.

-Il est important de développer un lien de confiance avec nos interlocuteurs. Si le feeling est mauvais, mieux vaut se retirer et passer à un autre appel.

Pourquoi un site de rencontres plutôt que la tournée des bars?

-Un site de rencontres, c’est gratuit. Une bouteille d’eau chez Parée, c’est 7$.

-Quelques individus sont trop timides pour oser approcher des étrangers dans un bar.

-Pas besoin d’apprendre à danser.

-On peut cruiser même si on est sourd, muet, autiste et cannibale.

-Pas trop de risques de succomber aux avances d’une poprop’ après ton 4e pichet.

-Le plaisir de rencontrer, bedaine nue, en digérant une douzaine de beignes tout en fouillant les décombres de son nombril pour y découvrir les restant de miettes de votre douzaine de la veille et des végétaux nutritifs à maturité.

-La clientèle de bars peut parfois être douteuse.

-C’est moins épuisant physiquement.

Pourquoi un site de rencontres plutôt que la prostitution ?

-C’est surtout une question de maladies et de lourdeur de portefeuille. Contrairement à la croyance populaire, on ne peut pas payer une fille de joie avec une carte. Essayez toujours les chèques sans fonds ou encore les cannette/bouteilles vides.

Pourquoi ne pas devenir soi-même un ou une prostitué(e) ?

-Bonne question.

samedi 22 mars 2008

Just banged your sister.

L'avantage de n'avoir qu'un frère, c'est que, jamais au grand jamais, un surfer australien ne viendra te déranger pendant que tu manges des oeufs à la coque le matin pour te dire: "I just banged your sister! "

Il ne me faut pas grand chose pour être heureux.

vendredi 21 mars 2008

Drunk tag abstème #2.

Dans les commentaires de ce billet "Jambon" du 4 février dernier, j'étais tagué doublement par Ka et Stella. Dernièrement, c'était au tour de Cherry Lady de me toucher de ses baladeuses mains cybernétiques. Et dans un élan légendaire de paresse, j'avais brillé par un mutisme qui m'est propre en temps de tag. Aujourd'hui, je vais rompre l'écho de mon silence en me mettant pour vous, mesdemoiselles, mesdames, mespornstars et les autres, à nu.

Hissez les voiles, fermez les écoutilles, mettez votre oeil de verre en lieux sûr, prenez votre jambe de bois à votre cou pour mieux gambader au gré du vent, zippez votre bouche, cadenassez-la et jeter la clé par-dessus bord, et écarquillez vos yeux devant tant de savoureuses confidences qui vous remémorerons d'exquises souvenances de Louise-Andrée Saulnier alors qu'elle était à la barre de la délectable émission "Sexe et confidences". Voici 6 choses à mon propos qui ne vous feront pas mieux dormir cette nuit.

1- J'ai une genre d'obsession des mains propres. Pour mieux comprendre, il faut remonter à l'époque où je gagnais ma vie en jouant au billard. Jouez quelques heures au billard et regardez vos mains ensuite: crasse. Crasse = friction = no good. Billard = concentration = yeux qui se fatiguent = frottage de yeux. Mains crasseuses + yeux fatigués = no good. Ça peut sembler mathématique vite vite de même là, mais je vous assure qu'il n'en est rien: avoir les mains sales, c'est mal m'voyeeeeeez...

J'aime bien prêter mes doigts à des contorsions. Les plus observateurs se seront rendus compte que je fais faire des trucs étranges, louches, voire douteux à ma pauvre main gauche. C'est la vie, c'est pas l'enfer, c'est pas l'p... ah Adamo!

2- On estime qu'il faut environ 4-5 minutes pour juger autrui à la première impression. C'est du caca de taureau! Il m'en faut bien moins que ça. Je sais en très peu de temps s'il y a un potentiel de complicité entre mon interlocuteur et moi.

Quand je lis des blogues, je m'amuse follement à dresser consciemment ou non des profils psychologiques de leurs auteurs. Je suis comme ça moi. Je mets au défi quiconque de m'induire en erreur.

3- Dans mon jeune temps, j'ai fièrement arboré la coupe champignon, la coupe champignon avec le dessous rasé, les spikes et le mohawk. Mais le plus important fait d'arme de ma chevelure aérodynamique, c'est que j'ai porté la queue de rat de 4 à 7 ans. Merci, merci. Et comme on se compare et on se console, mon frère l'a gardée de 2 à 13 ans.

4- Depuis mon billet "Un bar, des filles et moi", à 2 reprises des gars dans un bar m'ont approché pour ensuite me présenter leur copine trop timide pour le faire elle-même. J'ai toutefois été beaucoup plus sympa dans le denial: je les ai ignorées prétextant que j'étais un Autrichien sourd et muet en vacances (mettons que la passe de l'autrichien est pas totalement véridique... pas du tout...).

5- Je suis très difficile pour la bouffe. Si jamais vous aviez l'intention de m'inviter à partager un souper aux chandelles, watch out! Je mange pas n'importe quoi, mon corps est un temple.

Voici les encas dont j'ai abusé:
-Sandwiches au jambon [Pu capab'!].
-Gauffres à la confiture de framboises (mon fruit préféré) [Ladite confiture n'existe plus, snif.]
-Pâtes [Un repas de champion dont je ne me lasserai jamais.]
-Les biscuits "Petit Beurre" trempés dans le lait ou dans le café de céréales de mon popa [C'est un art que de tremper tout juste assez le biscuit.]
-Chips au ketchup et Pringles crème sure et oignons.
-Les cretons.

6- Je suis probablement la personne la plus procrastinatrice qui soit. En ce moment même, je suis en retard pour aller en quelque part: je suis en pyjama et pas douché. J'ai aussi écrit "probablement" parce que je n'ai jamais eu l'occasion de me comparer avec une personne en état végétatif. Ça serait assurément une chaude lutte!

jeudi 20 mars 2008

Drunk tag.

Cherry Lady m'a tagué et puisque je suis fuckin' plate, je vais simplement écrire mon nom avec mes coudes pour votre vicieux plaisir.

Pinocchio.

J'ai même fait shift avec mon coude gauche pour le P majuscule. J'ai les coudes pointus, des armes qui m'auraient été profitables au Vietnam si j'avais vécu à cette époque. Maintenant que vous savez que je suis habile de mes coudes, imaginez-vous tout ce que je peux faire avec mes mains!... Poterie, macramé, broderie, tricot, fleurs séchées, name it.

mercredi 12 mars 2008

Sandwich.

Hier, dans un bar quelconque de Montréal.

Le Préd et moi, toujours ce même charismatique duo, décidons d'aller nous fondre dans la faune dansante qui foule la piste vibrant au rythme des hits d'Allan Théo et de Ricky Martin (ben non, c'est faux..) à la recherche de jeunes sauvageonnes au bas instincts prêts à être embrasés (ça, c'est un peu vrai). Lorsque nos yeux se posent enfin sur des créatures dépourvues de difformités repoussantes et aux courbes alléchantes, nous nous approchons subtilement avec nos vestes orange fluo en prenant bien soin de de marcher contre le vent qui pourrait trahir notre présence tel un Judas. Fraîchement aspergés d'urine de mâle en rut savamment prélevée à même les urinoirs crasseux des W.C. de l'endroit, nous sommes plus que confiants en ce stratagème éprouvé par le Chef Tony dans une toute nouvelle infopub inspirante de chasse et pêche (not available on youtube yet). Chef Tony et son aguichante moustache est un homme polyvalent, je l'ai toujours su. Pas le choix avec une telle moustache.

À pas de farfadets géants, nos bâtons de sourciers se rapprochent dangereusement de la source de nos convulsions corporelles forcées, du Allan Théo c'est pas SI entraînant... quoique "Vivre sans elle" est pas piquée des vers. Le gibier est maintenant à portée de tir, j'offre de nous mettre en formation "grand V" (popularisé par les Ducks et Gordon Bombay), le Préd souligne que nous ne sommes que 2, au diable le "grand V". Quelques regards emplis de candeur se butent à des sourires niais qui sonnent pour les chasseurs wannabe que nous sommes je suis le glas de notre inaction, dispersons-nous.

Alors que l'une des outardes du trio semble consciemment délaisser ses copines pour venir humer de plus près les effluves de nos envoûtants parfums corporels, un phénomène assez rarissime nous frappe de plein fouet: nous avons cru tous deux qu'elle nous était destinée. Résultat: un beau gros morceau de simili-poulet se retrouve entre deux délectables pains aux coups de bassins enivrants. 10 secondes passent sans qu'elle ne se débatte:
(Moi) Ça fait pas un peu sandwich notre affaire?, dis-je avec mon fabuleux sourire en coin.
Le Préd et moi échangeons un sourire complice plein de malice.
(Fille) (Non, ce n'était pas réellement une outarde dansante de cirque.) Hihihi, ben ça me dérange pas trop.
(Moi) Enwoye mon Prédateur, prends ton bord, LET'S GO!

mardi 11 mars 2008

Et si nous étions 100.

Présentement, il y 6 680 569 697 citoyens dans le monde. Imaginons un instant que le monde entier est un village de 100 habitants afin de mieux cerner notre belle planète…

Il y aurait :
- 59 Asiatiques
- 14 Africains
- 14 Américains
- 13 Européens

Il y aurait également 51 femmes et 49 hommes. On compterait 50 jeunes de moins de 25 ans.

20 personnes (uniquement des hommes) possèderaient 80 % du village et de ses richesses. 1 femme seulement possèderait sa propre terre.

Entre 5 et 6 femmes auraient subi un viol.

42 personnes ne boiraient jamais d'eau potable.

50 personnes vivraient au sein même du petit village, 50 autres seraient éparpillés aux alentours.

33 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 23 seraient des femmes.

5 hommes et 1 femme seraient militaires, policiers ou gendarmes.

5 enfants travailleraient dans des conditions d'esclavage et 1 petite fille serait employée de maison sans être rémunérée.

60 personnes sauraient lire, écrire et compter. 40 seraient des hommes.

50 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé.

20 personnes auraient accès à un ordinateur, dont 15 connectées à un réseau de type internet.

Une personne serait considérée comme riche, c'est à dire possédant plus de richesses que nécessaire pour assouvir ses propres besoins et ceux de sa famille. Elle possèderait à elle seule 50 % du village et de ses richesses.

Ces chiffres ainsi détaillés représentent bien les différences nord-sud, les conflits, la pauvreté et la différence entre les hommes et les femmes. Si on comprend bien les chiffres, 20 hommes possèdent 80 % des richesses, ce qui veut dire que 30 % des richesses est partagée entre 19 hommes et un autre détient le reste, soit 50 %.

Si je pousse un peu l’analyse et permettez-moi d’ironiser un peu, voire de rêver. On prend les cinq personnes provenant de la police ou de l’armée, et on leur ordonne d’arrêter, au moins, le plus riche et redistribuer équitablement par la suite la richesse. Si on tient pour acquis que les 5 personnes en autorités ne proviennent pas du groupe des 20 personnes…

La source.