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mercredi 12 mars 2008

Sandwich.

Hier, dans un bar quelconque de Montréal.

Le Préd et moi, toujours ce même charismatique duo, décidons d'aller nous fondre dans la faune dansante qui foule la piste vibrant au rythme des hits d'Allan Théo et de Ricky Martin (ben non, c'est faux..) à la recherche de jeunes sauvageonnes au bas instincts prêts à être embrasés (ça, c'est un peu vrai). Lorsque nos yeux se posent enfin sur des créatures dépourvues de difformités repoussantes et aux courbes alléchantes, nous nous approchons subtilement avec nos vestes orange fluo en prenant bien soin de de marcher contre le vent qui pourrait trahir notre présence tel un Judas. Fraîchement aspergés d'urine de mâle en rut savamment prélevée à même les urinoirs crasseux des W.C. de l'endroit, nous sommes plus que confiants en ce stratagème éprouvé par le Chef Tony dans une toute nouvelle infopub inspirante de chasse et pêche (not available on youtube yet). Chef Tony et son aguichante moustache est un homme polyvalent, je l'ai toujours su. Pas le choix avec une telle moustache.

À pas de farfadets géants, nos bâtons de sourciers se rapprochent dangereusement de la source de nos convulsions corporelles forcées, du Allan Théo c'est pas SI entraînant... quoique "Vivre sans elle" est pas piquée des vers. Le gibier est maintenant à portée de tir, j'offre de nous mettre en formation "grand V" (popularisé par les Ducks et Gordon Bombay), le Préd souligne que nous ne sommes que 2, au diable le "grand V". Quelques regards emplis de candeur se butent à des sourires niais qui sonnent pour les chasseurs wannabe que nous sommes je suis le glas de notre inaction, dispersons-nous.

Alors que l'une des outardes du trio semble consciemment délaisser ses copines pour venir humer de plus près les effluves de nos envoûtants parfums corporels, un phénomène assez rarissime nous frappe de plein fouet: nous avons cru tous deux qu'elle nous était destinée. Résultat: un beau gros morceau de simili-poulet se retrouve entre deux délectables pains aux coups de bassins enivrants. 10 secondes passent sans qu'elle ne se débatte:
(Moi) Ça fait pas un peu sandwich notre affaire?, dis-je avec mon fabuleux sourire en coin.
Le Préd et moi échangeons un sourire complice plein de malice.
(Fille) (Non, ce n'était pas réellement une outarde dansante de cirque.) Hihihi, ben ça me dérange pas trop.
(Moi) Enwoye mon Prédateur, prends ton bord, LET'S GO!

dimanche 3 février 2008

Les Arnaqueurs en cavale. #2

Chapitre premier – Le Gorille.

C’était une soirée ordinaire dans la vie des Arnaqueurs en cavale, nous butinions de table en table au Skratch de Brossard pour trouver des poissons. De l’achigan à droite, un méné droit devant, du crapet à l’arrière… restait plus qu’à trouver un poisson aux poches bien remplies.

En passant aux abords de la table #9, la table centrale où joue généralement le professionnel de l’endroit etdashou les meilleurs joueurs de la salle, nous nous rendons compte que les individus qui y frappent des boules ne sont pas pourvus de talents stupéfiants. Néanmoins, ces wannabes sont probablement des VIP, des connaissances du proprio ou de richissimes gaillards. Pas touche. À noter que l’un d’eux (ils étaient 2) était charpenté comme un bûcheron boosté que l’on voit parfois la fin de semaine à TSN… C’est alors que sans avertissement, le Préd visse ses couilles en titane et, avant même que je ne puisse l’en dissuader d’un coup de pied bien placé, il va les mettre à l’épreuve (il va voir le balèze, certainement pas l’autre, ben non…):

-Excuse-moi, est-ce que vous voudriez jouer quelques games à l’argent?
-Hein?..
-Jouer au pool à l’argent?
-Hum… non mais toi, est-ce que tu voudrais te battre à l’argent?

La discussion était close. Celui que l’on gagne à appeler MONSIEUR venait de nous démolir avec ces quelques petits mots. Doesn’t get any better than that. Cet épisode est gravé dans nos mémoires pour des décennies à venir. J’aurais vraiment aimé voir nos deux faces après le speech de MONSIEUR, priceless.

vendredi 1 février 2008

Les Arnaqueurs en cavale. #1

Mise en situation.

Le Prédateur et moi, sous nos airs de parfaits petits cégepiens, avons longtemps mené une double vie. Encore aujourd’hui, nous sommes susceptibles à tout moment de faire une rechute.

Le jour, nous allions au Collège Ahuntsic. Nous n’avions alors aucune idée de l’existence l’un de l’autre. Pendant que le Préd s’extasiait un peu plus chaque seconde devant les nobles représentantes de la gent féminine, moi je dormais un peu partout étant donné le manque flagrant de sommeil. Il nous arrivait aussi parfois d’aller à nos cours et d’étudier… dans mon cas, c’était très rare. Et comme la vie est saperlipopettement bien faite, il y avait un dénominateur commun à nos existences: nous aimions aller perdre notre temps à la table de pool du café étudiant. C’est là que nous nous somme croisés pour la première fois.

Un jour, alors que j’infligeais une mornifle à l’insolence d’un jeune homme qui se croyait crédulement à la hauteur, le Prédateur apparut à proximité de la table verte sacrée comme Colombe disparaît des mains d’Alain Choquette. À noter qu’avant ce dialogue nous nous étions croisés quelques fois sans jamais échanger plus que de vulgaires banalités dont le célèbre Salut, ça va? Oui, toi? Oui. Classique pour lequel j’éprouve la plus grande aversion qui soit.

-Hey! Justement, j’te cherchais! me lança-t-il.
-Ah bon, et pourquoi cela?
-Ben, j’me demandais si tu voudrais qu’on aille jouer ailleurs, dans une vraie salle de pool. J’connais une place pas trop loin. Ça te dit?
-Ben oui, pourquoi pas. (Mon cours de maths ira se faire cuire un œuf.)

Après notre premier véritable match (premier à gagner un total de 9 parties au jeu du 9) sur de l’équipement décent, notre Prédateur favori exposait déjà l’idée de nous associer pour faire la tournée nocturne des bars et d’en profiter pour arnaquer au passage ceux qui ont les poches trop pleines. Je commençais tout juste mon entraînement de pool (c’est une autre et longue histoire) et déjà je me sentais à la hauteur alors que lui avait déjà un certain bagage d’expériences et un talent certain. C’était le début d’une grande aventure.

Le soir, nous serions les Arnaqueurs en cavale.

vendredi 25 janvier 2008

Idiocracy.

Vous voulez comprendre pourquoi la population s'abrutit?
Regardez l'intro du film Idiocracy, vous allez vous bidonner. Le reste du film vaut pas un clou.
Je vous défie de pas rire. T'es pas game, t'es pas game, t'es pas game.

***HUM HUM!!!! Ce post est supposé provoquer des réactions hystériques. Comme si je pouvais vous guider vers un mauvais vidéo, franchement. Est-ce que je vous ai déjà déçu? Non. Pensez à Koxie...***

Merci au Prédateur de me l'avoir fait découvrir.

dimanche 13 janvier 2008

Notées sur 10.

Autre grande primeur pour mes lectrices assidues: impossible que vous n'ayez jamais été notée sur 10 par des mecs. IM-POS-SI-BLE-EUH. Mettez ça dans votre pipe.

Le Prédateur et moi octroyons régulièrement de généreuses (ou vraiment pas) notes aux coquettes cocottes qui partagent nos univers. And we are not alone! Ce qui est fantastique de la notation d'autrui, c'est qu'on en apprend énormément sur les critères/la pondération/l'ordre d'importance de l'évaluation accordée par nos pairs ainsi que sur nos propres évaluations. On compare, on se justifie et la plupart du temps, on en vient à un désaccord commun. Génial.

Élevée au rang de 8.5 selon lui, je peux la traiter de putride 6 en invoquant son strabisme comme principale raison de mon dédain. Et ce, sans scrupules. L'inverse est aussi plausible. Nous pourrions débattre de notre évaluation d'une fille "K" pendant de longues heures en déballant de palpitantes et pertinentes hypothèses fondées sur du néant bien solide, pour finalement ne lui avoir jamais adressé le moindre mot. Cool, hein!?

En tout cas, moi j'trouve ça plus exaltant que de regarder un épisode de Sharky & Georges.

mardi 25 décembre 2007

Petits moments de bonheur.

Cette semaine, on m'a fait 2 compliments qui m'ont vraiment rendu joyeux.

1) Le Prédateur et moi sommes à la banquise après avoir fait swinger nos bassins magiques respectifs... sur des mélodies musicales... dans un bar... sans se toucher... Bref, la soirée se termine sur une agréable note, d'la bonne grasse poutine! À peine sommes-nous assis à table, que déjà la présence d'une brebiche, assise seule, titille l'intérêt de mon comparse. Mon regard désapprobateur s'empresse de le dissuader. Ce n'est que partie remise, me disent ses yeux.

Commence une discussion à propos de nos complexes physiques. Ma liste est longue, l'auto-critique l'oblige. Mon acolyte hoche la tête avec un rictus improbatif. N'en fallait pas plus pour lui donner une occasion d'entamer l'échange verbal avec la demoiselle:

(P) Hey, excuse-moi..?
(B) Mmmmoui?..
(P) Juste une petite question...
(B) ..?
(P) Pourrais-tu lui donner une note sur 10... juste physiquement, sans regarder autre chose?
(B) ..!? (Le hamster entame un sprint final)
(Moé qui entre dans le jeu) T'inquiètes, ça t'oblige à rien. Les chances sont qu'on se reverra plus jamais... Sois honnête, m'en fous que tu me donnes 3.
(B) ... mmmm...

Et là elle me décerne une note qui m'a presque fait rougir. Ce petit mot composé de quatre lettres m'a fait énormément plaisir, j'étais ravi.

(Moé) ben.. merci *sourire d'un gars touché*

Je l'aime bien mon p'tit Prédateur à moi.

***Légende. P=Prédateur B=Brebiche

2) On m'a traité de surdoué. C'est venu d'une personne qui me fait rarement des compliments. Et c'était senti.

Vive Noël, les ânes et la slush!

dimanche 16 décembre 2007

Triple boucle piquée.

Hier après une sortie nocturne sur le plateau, le Prédateur et moi étions en V-I-L-L-E, la vraie.

Au volant de son bolide argenté, nous dévalions les rues du 514 en se racontant des histoires des pays d'en bas. 'Savez, celles qui se déroulent sous le Tropique du cancer (littéralement) et/ou sous la ceinture. Des histoires de gars. La vie était belle et les coups de break à bras me rendaient heureux.

Mais CETTE manoeuvre, je ne l'avais pas vue venir. Ce sacré Prédateur garde toujours une carte dans sa manche. Je le savais capable de quelques acrobaties improvisées mais sur ce coup, j'avoue avoir été déstabilisé, déjoué, tasse de café-é. Nous roulions à vitesse de mulet indécis étant donné les conditions climatiques peu favorables lorsque soudainement, nous nous immobilisâmes à un feu de circulation. Toujours en quête d'attention (à donner ou à recevoir), le Prédateur -sans le savoir- mettais en place un stratagème qui allait lui en gagner.

-Ooooooh shit! Man, check ça!
-Miaow, cutie.
On fait un peu de yoga cervical pour mieux voir la créature. (+ ou - 112 degrés vers la gauche)
On la fixe un temps, elle nous sourit.

Le feu tombe (mais je dirais plutôt monte) au vert. Les pneus 4-saisons maganés ainsi que la rare intention du Prédateur de se faire doubler, nous permettent d'entrevoir un mignon coucou-de-la-main lorsqu'elle nous dépasse.

À la rouge suivante, il abaisse sa fenêtre en engage avec aise une conversation qui va -il l'espère de tout coeur- lui permettre d'accéder bientôt au 7e ciel.
-Bonsoir! (sourire d'un gars résolu à plaire)
-Bonsoir! (sourire d'une fille qui acceptera de tomber dans le piège)
-Est-ce que je peux t'inviter à prendre un café?
-Hummm, non. J'vais travailler et j'suis déjà en retard...
La lumière devient verte.
-Alors on peut remettre ça à une autre fois? demande-t-il le regard plein d'envie.
-Hum, oui! dit-elle après avoir interrogé le hamster un instant.
Les voitures se mettent à s'exciter à l'arrière. Nos héros avancent tranquillement en échangeant quelques mots dont seuls le Prédateur et moi connaissons la recette. Deux minutes plus tard, il conclue le deal.

Un numéro de plus dans l'annuaire, une histoire de plus pour agrémenter nos ballades en voiture et une victoire de plus du Prédateur sur mon scepticisme. Il me casse les burnes.

vendredi 30 novembre 2007

Le Prédateur vs. Moi (mise en situation)

J'ai un bon ami qui est ce qu'on appelle communément un Prédateur avec un P majuscule-gras. Il aime inconditionnellement les femmes et ne s'en cache pas. J'aime bien les femmes aussi... seulement je tiens pas absolument à m'en ramener une chaque fois qu'on sort. J'ai des standards beaucoup trop élevés pour ce que mon audace (voire manque) et la faune féminine en terrain de chasse me permet.

À la vue d'une jolie demoiselle...
Le Prédateur: s'empresse de provoquer une collision de regards et un échange de sourires. Je trouve qu'il a l'air bigrement con quand il le fait mais au moins lui, il le fait.
Résultat: Il a une chance sur deux de se faire revirer de bord et une moyenne au bâton de .500 qui le satisfait amplement.

Moi: je lui cherche désespérément un défaut question de pas avoir à bouger mon "17e lettre de l'alphabet" d'où est-ce que je suis. Ou plutôt, la crainte du refus me ronge l'égo. Si je ne trouve pas le saint-défaut aux premier coup d'oeil, je fouette du regard une seconde, troisième.... Xe fois. Vous voyez mon plan? J'espère qu'elle va partir avant que ma conscience ne se mette à traiter ma petite personne de pissou, lâche, poltron, dégonflé des burnes ou encore poule mouillée.
Résultat: Ma moyenne parfaite de 1.000 demeure intacte et je musclerai mon poignet un peu plus tard...