vendredi 4 janvier 2008

Première rencontre.

La poignée de main.
Je n'ai jamais été un grand adepte de poignées de main avec les femmes. Soit elles sont trop molles, soit elles sont faussement raides et le flow est loin d'être agréable (1 up and down ou 14 à vitesses différentes/louches). J'oublie à quel point je dois serrer, de peur de faire mal à la demoiselle. Pis je veux pas passer pour une moumoune: si je serre la main comme une moumoune, c'est parce qu'elle m'a serré la main comme une moumoune aussi. Et les femmes, on le sait, manque légèrement d'auto-critique quand elles rencontrent un gars: elles ont tous les droits parce que ce sont elles qui ont le gros boute du bat. Balivernes!

Tout est dans la présentation. Quelques fractions de secondes avant d'effleurer la peau de l'interlocutrice, il est assez évident de deviner son profil d'empoignage de main. Son regard percute-t-il le vôtre? À quel point sa main (droite, toujours la droite!) est-elle ouverte vers le ciel ou fermée, juste avant de croiser la vôtre? Son coude est-il sorti vers l'extérieur, l'intérieur, en plein dans l'axe? Lorsqu'elle envoie sa main vers la vôtre, démontre-t-elle de la confiance ou une timidité palpable? Comment sont placés ses pieds? Son épaule droite va-t-elle de l'avant à votre rencontre ou penche-t-elle le tronc vers l'arrière?

Tant de questions pour savoir à quel point fermer l'étau. Parce qu’honnêtement, j'ai rencontré des filles magnifiques avec des poignées de main à chier. Elles ne sont peut-être juste pas habituées/à l'aise. Entre une poignée de main molle ou un bisou sur le coco du Père Fouras… j’opte pour le baiser et je sors même la langue.

Avec les gars, c'est simple. Tu serres la main, pis au pire c’est une moumoune.

La bise.
C'est tellement commun qu'on oublie à quoi elle sert. Un rapprochement gratuit, facile avec votre peut-être prochaine. Faut en profiter! Huh?! non messieurs. Ce n’est sûrement pas en démontrant l'agilité de vos baladeuses mains que vous en "profiterez". C'est en rendant cette expérience inoubliable pour ses sens et les vôtres et ce, en toute subtilité.

Tout commence dans le regard. Confiance et lucidité sont les mots d'ordre. Ce n’est pas une paire de bises parmi tant d'autres, c'est un instant unique à déguster. Sortez votre nez de sommelier du placard, il vous sera très utile. Prenez soin de vos lèvres en tout temps! Des lèvres sèches et gercées, c’est moche. Bien sûr, vous pouvez utiliser le joue à joue... mais c'est moyen, ben moyen. Au moins un vrai bec sur deux, idéalement le deuxième. Si ce sont ses lèvres qui vous goûtent des deux côtés… n’achetez pas à l’unité (huhu). Les mains doivent être raffinées et aller se poser aux bons endroits. L’étreinte se doit d’être virile et les mains doivent offrir la juste pression. Différents positionnements de mains trahissent vos intentions. Sagesse et patience.
(Les femmes sont comme ça, elles veulent se faire culbuter le soir même, mais pas question de les approcher en mettant cartes sur table. L'alcool est parfois votre ami mais plus souvent qu’autrement, le temps demeure votre plus fidèle allié.)

Comme pour la poignée de main, il faut savoir jauger, évaluer l'enthousiasme de la chanceuse. Paraître viril, intéressé, mais indépendant.

Je capote pas sur la bise non plus, trop commun et à de rares exceptions près, on n’ose pas la savourer à sa juste valeur. Pis moi, entre faire une demi maison en pain d’épices et ne pas en faire du tout, je préfère manger les bonbons pis le glaçage qui vont avec.

Le câlin
Avec mes copines, j’adore le câlin. Il existe pour sentir le corps de l’autre être heureux d’être auprès du nôtre. De sentir la chaleur qui nous est réservée. L’affection que l’autre éprouve pour nous. On peut même en profiter pour déposer un coquet baiser dans le cou de la copine en question. Le câlin est polyvalent.

Le câlin empêche l’éternelle indécision quant à savoir par quel côté on doit commencer notre tournée de becs. Personnellement, je dirais LA DROITE CALIBOUÉRE! Mais je ne suis ni Dieu, ni le Père Fouras, ni Paddington Brown. Reste juste à savoir par quel côté votre nez s’approchera du cou de la jolie vahiné. Encore une fois, je vous conjure d’y aller par LA DROITE BAZWELL!
Le câlin est simple.

Un problème persiste. L’étreinte avec une inconnue ou quasi inconnue, elle ne peut pas durer. C’est plutôt intime le câlin. Et ça donne une chance à la mademoiselle de se rendre compte qu’on ne me nourrit qu’aux pleines lunes. L’hiver est fantastique pour une chose, le padding. Le câlin me permet généralement d’y aller d’un commentaire fort pertinent sur l’état adipeux de mon amie : " Wow! tu as perdu quelques livres depuis notre dernière rencontre. As-tu enfin commencé tes leçons de kick-boxing? à aller au gym? ta ligue de batailles dans le jell-o? " ou " Iiiisssshhh, j’vois qu’on ne s’est pas privée la panse pendant le temps des fêtes… peut-être aurions-nous dû?.. ".
Le câlin peut parfois être le préambule à une baffe ou une gifle, au choix.

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Je suis donc régulièrement pris au dépourvu quand il s’agit d’instiguer le premier contact physique avec une femme. J’obtempère devant l’initiative de madame ou bien j’offre la bise… parce que c’est la convention. Si je n’éprouve aucun intérêt, j’offre la main et je détourne le regard aussitôt que possible.

Je fais donc appel à toutes les femmes de ce monde.

Qu’est-ce que vous croyez être le plus approprié ?

P.S. : Disons que l’Adonis vous a été présenté par de bons amis? Disons qu’il est un blind date? Disons que c’est un collègue de bureau avec qui vous n’avez fait que discuter pendant une journée avant d’échanger vos numéros et que vous n’avez pas pu lui dire aurevoir comme du monde et qu’il vous a invité à aller prendre un verre?

P.S.S. : J’trouve qu’un beau " Yo ! " bien senti peut aussi faire la job des fois…

>>>> Je refuse d'écrire un mot de plus ici tant qu'il n'y aura pas eu des commentaires de trois filles différentes à ce post. <<<<

Commentaires.

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Faites-vous plaisir!

Martin sur la route.

Je ne suis pas un grand cuistot. Un jour, j'ai bien l'intention de peaufiner mon livre de recettes mais pour l'instant, c'est pas dans mes priorités. Entre deux pogos cuits à la perfection, il m'arrive de me laisser tenter par une émission de cuisine (Pinard, À la Di Stasio, pas Ricardo, pas Maman Dion).

Et c'est tout récemment que j'ai découvert l'émission de cuisine uuuultiiiime! Je doutais franchement qu'un jour, une émission culinaire puisse m'intéresser au point d'en parler à qui que ce soit, encore moins dans mon blogue. C'est bien beau un animateur gay-mais-pas-folle qui prête sa langue à des pirouettes syntaxiques ainsi qu'une co-animatrice toujours aussi inutile souriante et joviale, mais ça accroche rarement les ‘tits jeunes à casquette comme moi. Faut vraiment être un fanatique de cuisine, which I’m not.

Le titre de mon émission gastronomique fétiche ? Vous êtes vraiment poches si vous le savez pas déjà, franchement… c’est le titre de mon billet: Martin sur la route. Délectable. Enfin un chef recouvert de poils avec les poignets bien raides. Doté d’un humour piquant, d’une vivacité d’esprit onctueuse et d’un sourire contagieux, Martin Picard propose une émission originale et haute en couleur.

Réputé chef du restaurant Au pied de cochon, coloré et plus grand que nature, Martin Picard nous entraîne vers l’aventure afin de découvrir des plats du terroir québécois comme jamais nous ne les avons vus. L’émission est à son image : dynamique, brute, énergique, parfois sophistiquée et impressionnante, excessive et sympathique, humoristique et mal élevée, mais toujours attachante, rassembleuse, joviale et jouissive. Chaque émission propose des recettes typiques du Québec mais revues et transformées par Martin et son sous-chef Hugue, qui sillonnent les routes du pays, traînant avec eux leur cuisinière au gaz. Ils vivent chaque fois une aventure particulière en lien avec la recette et le thème de la semaine, aux quatre coins du Québec et des provinces maritimes. Martin Picard remonte aux sources des produits qu’il aime cuisiner. En partageant sa quête, le public vivra des expériences hors du commun, toujours surprenantes. Bienvenue dans l’univers Picard!

Hier, Martin et Stefano ont participé à la "course du cochon graissé" du festival du cochon de Sainte-Perpétue. J’étais fan instantané.

Prochaine étape? La suite logique serait de traiter d'une émission de déco... arf

jeudi 3 janvier 2008

Nez Rouge rabbits.

31 décembre au soir. Que faire?

Le Prédateur et moi décidons d'offrir gracieusement notre temps à l'organisme qui perd des plumes Nez Rouge. Pour une deuxième année consécutive donc, nous allions nos compétences respectives pour aider les ivrognes profiteurs notre prochain à se rendre en toute quiétude à sa demeure devant laquelle, le matin suivant, se trouvera sa rutilante bagnole.

Nous sommes aussi, faut l’avouer, en quête d’aventures faciles. Que ceci soit saisi, Nez Rouge est une pouponnière d’aventures où les bambins ne demandent qu’à être adoptés, élevés et cultivés à la vitesse grand V. Il faut donc être un sans-cœur/piètre chauffard pour terminer une soirée de bénévolat aux services de cet organisme sans rires, délires et histoire à raconter avec le sourire.

Effectivement, ça fait deux ans que je tombe sur des scénarios assez inusités :

-L’an dernier, nous allons chercher de jeunes adultes (4) après une fête bien arrosée. Ils veulent se rendre à Laval selon les consignes reçues de Nez Rouge. Dans les faits, ils veulent se rendre à Lachute… hum… pas tout à fait le même coin. On apprend que l’on doit les domper à Laval où nous les laisserons aux soins d’une autre équipe qui les reconduira ensuite jusqu’à bon port.

Il y a le verglas. Le verglas nous apprend que, finalement, nous devrons les conduire jusqu’en campagne lointaine. No prob.

Leur voiture est une Toyota Avalon 2002 full equiped. Le Préd est au volant. Mon popotin est posé sur le siège passager, je suis le secrétaire qui rempli la paperasse. Mathy nous suit dans son propre bolide, accompagné de l’un des saoulons. Nous sommes tombés sur le jack pot, cette voiture est vraiment en superbe état. Manque juste un lustre de cristal au plafond.

Le verglas s’intensifie pendant notre promenade. Quelques dizaines de kilomètres plus tard, 50 km/h semble être une bonne vitesse de croisière sur l’autoroute. C’est à ce point. Et puis BANG ! il fallait bien que ça arrive.

Les essuie-glaces lâchent. Un char en top état, qui roule comme un charme, équipé de technologies de pointe… les essuie-glaces explosent en plein verglas BRA-VO !

Ferme le moteur, rouvre le moteur, gosse après les whippers, rien n’y fait. Ils sont mourus.

Quelques minutes plus tard, en plein milieu de nulle part, nous contactons CAA pour que l’on vienne remorquer le véhicule glacé. Je dois rester dans l’auto pendant qu’elle se fait remorquer. Youpidou ! Le camion CAA suit Mathy qui se dirige vers une épicerie où des amis aux ivrognes d’un soir viendront les cueillir… bla… bla…

Grosse marde, mais ça nous faisait bien marrer d’avoir vécu une histoire aussi farfelue.

Cette soirée-là, nous avons fait un total de 3 raccompagnements. Celui-ci ayant duré en tout et pour tout 5h. Yeah ! C’était 2006.

Photos à mites.

Comment m'estamper un sourire de con sur le visage pendant près de 2 heures?

Je me balladais tout bonnement dans mon sous-sol-pas-fini en sifflotant des airs entraînants quand soudainement, j'aperçus une vieille photographie de mon père, canotant, mimant l'impuissance. Il y avait effectivement, entre deux mottes de moisissure, une boîte aux parois hyaloïdes qui laissaient entrevoir un coffre aux trésors de souvenirs. Il n'en fallait pas plus pour que je me mette à crier et à m'agiter tel une gamine.

Parmi ces clichés, beaucoup représentaient notre petite famille. Moi qui croyais être sur un total de 8 photos perdues aux quatre coins du monde, je m'approchais dangeureusement de l'hystérie.
Hystérie (pour moi) n.f. Vive excitation qui fait monter mes battements cardiaques habituels de 70 batt./min. à 72 batt./min.
Na na na na na na na na Batt-miiiin, Batt-miiiin. Pardonnez-moi, je m'égare.
Bref, j'étais joyeux. J'explorais les photos avec ce sourire niais bien installé d'une commissure à l'autre.

Outre le fait que je sois nu sur la moitié des clichés sur lesquels je suis immortalisé, sachez que je suis fier du doigt droit habile de mes parents. Un moment je suis bricoleur; l'autre je suis hockeyeur; le suivant je suis avec Youppi; ensuite nu sur une plage, nu dans les bras de ma mère, de mon père, d'un inconnu; parfois en habit de baseball avec mon frère toujours aussi roux; tout sourire devant un gâteau d'anniversaire; dans un bain, nu, avec le rouquin; déguisé en clown avec la perruque, le chapeau melon, le noeud pap et tout le kit; aux côtés de mon grand-papa Momo; à la pêche; nu dans un bassin (mini-piscine) de cour arrière; nu alors que les trois autres enfants sur la photo sont habillés; avec un chandail de McDonald's: McKid; en Pampers, biberon à la main; nu dans une piscine...

Disons que le shaft aimait prendre l'air, z'avez un problème avec ça?!?

Dorénavant, je me promets de prendre plus souvent des photographies de ma p'tite vie. Et si ça peut me permettre d'être hystérique plus souvent, ce sera un intéressant bonus.

Santé.

À quelques pas derrière moi,
à portée de murmure,
il leur disait: "Beaucoup de santé!"
Je lui ai susurré: "Tu peux pas."

mercredi 2 janvier 2008

My tunes.

For your ears only...
(Artiste - Titre)

-Frou Frou - Let go
-Dj Antoine - This time (Klaas remix)
-Dent - Sunshowers
-Nicolay & Supastition - The Williams
-Dj Champion - NnGn
-Modest Mouse - Float on
-Modest Mouse - Dashboard
-Talib Kweli - Too late
-Yves Larock - Rise up
-Tryo - Serre-moi
-Enya - Sweet lullaby
-Abd Al Malik - Gibraltar
-David Gray - Please forgive me
-Delerium Ft. Sarah Mclachlan - Silence
-Eve Ft. Sean Paul - Give it to you
-James Brown - The big payback
-Kero One - It's a new day
-Malajube - Étienne D'Août
-Thievery Corporation - Shadows of ourselves
-Abégé Ft. Princesse Lover - Nuit torride

Allons pagayer de la neige...

Haut comme 3 pommes.

Est-ce qu'une personne de petite taille s'est déjà mesurée en vraies pommes... question d'avoir une réplique facile quand on lui redira:
"Tu es haut comme trois pommes!
-Non. J'en mesure précisément 24, dumbass!"

Ces films-là.

Moi je les aime ces films-là. Faut pas en abuser. Mais à l'occasion, ils te font sentir grand et puissant. Ils t'obligent à réfléchir et, même si c'est loufoque, tu te dis que tu as cheminé, que tu es maintenant prêt. Genre de films que tu peux revoir à chaque année or so avec un big happy smile comme celui d'Uncle Tom.

<*1*> Vous êtes atteint d'une maladie (ou un stade de) incurable, c'est votre dernière semaine sur Terre. Même si vous êtes sur une station spaciale (pour les tordus).<<< Et disons que c'est la dernière semaine sur Terre de l'humanité entière... cette semaine. Que haces?

<*2*> Vous gagnez 30 millions de dollars. Réaction? <<<<
Moi je me suis toujours dit que je me mettais en sous-vêtements et que j'allais faire un tour du bloc (1 km) en courant. -15 degrés, c'est frette. Pas de loterie l'hiver, je suis sage. Maintenant, si un jour je vous dit: "J'me suis donné une chance de courir les rues en bobettes." Vous comprendrez.

Dream.

"How do I know it's not a dream?
-You don't. And you never will."