La poignée de main.
Je n'ai jamais été un grand adepte de poignées de main avec les femmes. Soit elles sont trop molles, soit elles sont faussement raides et le flow est loin d'être agréable (1 up and down ou 14 à vitesses différentes/louches). J'oublie à quel point je dois serrer, de peur de faire mal à la demoiselle. Pis je veux pas passer pour une moumoune: si je serre la main comme une moumoune, c'est parce qu'elle m'a serré la main comme une moumoune aussi. Et les femmes, on le sait, manque légèrement d'auto-critique quand elles rencontrent un gars: elles ont tous les droits parce que ce sont elles qui ont le gros boute du bat. Balivernes!
Tout est dans la présentation. Quelques fractions de secondes avant d'effleurer la peau de l'interlocutrice, il est assez évident de deviner son profil d'empoignage de main. Son regard percute-t-il le vôtre? À quel point sa main (droite, toujours la droite!) est-elle ouverte vers le ciel ou fermée, juste avant de croiser la vôtre? Son coude est-il sorti vers l'extérieur, l'intérieur, en plein dans l'axe? Lorsqu'elle envoie sa main vers la vôtre, démontre-t-elle de la confiance ou une timidité palpable? Comment sont placés ses pieds? Son épaule droite va-t-elle de l'avant à votre rencontre ou penche-t-elle le tronc vers l'arrière?
Tant de questions pour savoir à quel point fermer l'étau. Parce qu’honnêtement, j'ai rencontré des filles magnifiques avec des poignées de main à chier. Elles ne sont peut-être juste pas habituées/à l'aise. Entre une poignée de main molle ou un bisou sur le coco du Père Fouras… j’opte pour le baiser et je sors même la langue.
Avec les gars, c'est simple. Tu serres la main, pis au pire c’est une moumoune.
La bise.
C'est tellement commun qu'on oublie à quoi elle sert. Un rapprochement gratuit, facile avec votre peut-être prochaine. Faut en profiter! Huh?! non messieurs. Ce n’est sûrement pas en démontrant l'agilité de vos baladeuses mains que vous en "profiterez". C'est en rendant cette expérience inoubliable pour ses sens et les vôtres et ce, en toute subtilité.
Tout commence dans le regard. Confiance et lucidité sont les mots d'ordre. Ce n’est pas une paire de bises parmi tant d'autres, c'est un instant unique à déguster. Sortez votre nez de sommelier du placard, il vous sera très utile. Prenez soin de vos lèvres en tout temps! Des lèvres sèches et gercées, c’est moche. Bien sûr, vous pouvez utiliser le joue à joue... mais c'est moyen, ben moyen. Au moins un vrai bec sur deux, idéalement le deuxième. Si ce sont ses lèvres qui vous goûtent des deux côtés… n’achetez pas à l’unité (huhu). Les mains doivent être raffinées et aller se poser aux bons endroits. L’étreinte se doit d’être virile et les mains doivent offrir la juste pression. Différents positionnements de mains trahissent vos intentions. Sagesse et patience.
(Les femmes sont comme ça, elles veulent se faire culbuter le soir même, mais pas question de les approcher en mettant cartes sur table. L'alcool est parfois votre ami mais plus souvent qu’autrement, le temps demeure votre plus fidèle allié.)
Comme pour la poignée de main, il faut savoir jauger, évaluer l'enthousiasme de la chanceuse. Paraître viril, intéressé, mais indépendant.
Je capote pas sur la bise non plus, trop commun et à de rares exceptions près, on n’ose pas la savourer à sa juste valeur. Pis moi, entre faire une demi maison en pain d’épices et ne pas en faire du tout, je préfère manger les bonbons pis le glaçage qui vont avec.
Avec mes copines, j’adore le câlin. Il existe pour sentir le corps de l’autre être heureux d’être auprès du nôtre. De sentir la chaleur qui nous est réservée. L’affection que l’autre éprouve pour nous. On peut même en profiter pour déposer un coquet baiser dans le cou de la copine en question. Le câlin est polyvalent.
Le câlin empêche l’éternelle indécision quant à savoir par quel côté on doit commencer notre tournée de becs. Personnellement, je dirais
Le câlin est simple.
Un problème persiste. L’étreinte avec une inconnue ou quasi inconnue, elle ne peut pas durer. C’est plutôt intime le câlin. Et ça donne une chance à la mademoiselle de se rendre compte qu’on ne me nourrit qu’aux pleines lunes. L’hiver est fantastique pour une chose, le padding. Le câlin me permet généralement d’y aller d’un commentaire fort pertinent sur l’état adipeux de mon amie : " Wow! tu as perdu quelques livres depuis notre dernière rencontre. As-tu enfin commencé tes leçons de kick-boxing? à aller au gym? ta ligue de batailles dans le jell-o? " ou " Iiiisssshhh, j’vois qu’on ne s’est pas privée la panse pendant le temps des fêtes… peut-être aurions-nous dû?.. ".
Le câlin peut parfois être le préambule à une baffe ou une gifle, au choix.
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Je suis donc régulièrement pris au dépourvu quand il s’agit d’instiguer le premier contact physique avec une femme. J’obtempère devant l’initiative de madame ou bien j’offre la bise… parce que c’est la convention. Si je n’éprouve aucun intérêt, j’offre la main et je détourne le regard aussitôt que possible.
Je fais donc appel à toutes les femmes de ce monde.
Qu’est-ce que vous croyez être le plus approprié ?
P.S. : Disons que l’Adonis vous a été présenté par de bons amis? Disons qu’il est un blind date? Disons que c’est un collègue de bureau avec qui vous n’avez fait que discuter pendant une journée avant d’échanger vos numéros et que vous n’avez pas pu lui dire aurevoir comme du monde et qu’il vous a invité à aller prendre un verre?
P.S.S. : J’trouve qu’un beau " Yo ! " bien senti peut aussi faire la job des fois…
>>>> Je refuse d'écrire un mot de plus ici tant qu'il n'y aura pas eu des commentaires de trois filles différentes à ce post. <<<<