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mercredi 30 janvier 2008

Certains ont des pneus, d'autres non.

Bon, trève d’inepties. Je reviens au galop avec du sérieux, du concret, une imagination débordante, de l’intriguant, des analyses aiguisées, du captivant, de l’humour décapant. Bref, tout ce qui caractérise cette plume qui a l’habitude de vous laisser transis, de vous hypnotiser.

Aujourd’hui je vous offre en primeur l’idée (une autre) qui fera de moi un homme riche, puissant et un sugar daddy de renommée internationale. Chaud devant, Hugh Hefner. Attache ton peignoir de soie et ton string en cuir d’anaconda avec d’la broche. Il s’agit d’un concept qui va à contresens des conventions sociales, une idée qui me touche directement. C’est l’incisive riposte à une énigme sociale taboue qui passe trop souvent dans l’ombre de son opposé diamétral. C’est un territoire inexploré, ce qui fera de moi un pionnier avant-gardiste sauveur d’une fraction non négligeable de la population accablée par ce handicap. Vous pouvez me vénérer à partir de maintenant ou vous pouvez attendre d’avoir lu le texte en entier pour le faire. Je préfèrerais cependant que vous témoigniez d’un peu de confiance à mon égard en vous agenouillant sans tarder face au sud en meuglant mon nom.

Vous aurez remarqué, entre deux interminables pauses publicitaires, que la télévision américaine nous propose un éventail de délectables émissions qui ont pour mission de faire disparaître ces quelques plis adipeux en trop que portent leurs grassouillets participants. Ceux qui perdent (du poids) en sortent gagnants. Excellente initiative, l’obésité est un fléau affligeant qui sévit en Amérique du Nord (et partout ailleurs où victuailles McDonaldesques, H²O et "moyens" abondent …). Des milliers de solutions aux kilos en trop ont été élaborées: des programmes d’activité physique intensive aux régimes alimentaires "amaigrissants" en passant par les Bowflex et les "shakers de gras automatisés" plus fondants pour l’abdomen que le baladi lui-même, nous sommes ensevelis sous tous ces facilitateurs de perte de poids tellement que nous oublions que l’ingrédient essentiel, le seul qui ne s’achète pas, c’est la motivation (la conscientisation ou l’intelligence pure et dure). C’est comme si certains d’entre nous acceptaient de faire un pas de recul dans l’évolution humaine pour gâter leur pauvre petite existence sans penser aux générations futures qui hériteront d’une génétique rétrograde. Le bonhomme bleu qui incarne le symbole de la santé au Québec aura beau être plus laid que le cul du Schtroumpf à lunettes, il demeure néanmoins messager d’un judicieux message universel dont nul ne doute qu’il soit empreint d’une sagesse inéluctable: "Bougez plus, mangez mieux, vivez plus heureux."

"La santé, c’est un esprit sain dans un corps sain."

[Homère]

Quand on sait que des recherches ont démontré que 26 % des enfants et des adolescents âgés de 2 à 17 ans sont atteints d’embonpoint et qu’une autre tranche de 8 % sont obèses, on se doit de s’affoler et de mettre en pratique les conseils de l’ami bleu. 1 flot sur 3 est un p’tit gros! On annonce aussi, dans le New England Journal of Medicine, que l’espérance de vie de nos enfants pourrait être de 2 à 5 ans plus courte. Aujourd’hui, 1 adulte sur 2 fait de l’embonpoint (48%). Des statistiques qui me dérangent.

Mais là n’est pas mon problème. Non capitaine! Je fais partie de ces joyeux lurons qui peuvent glander et manger comme des porcs à temps plein sans jamais perdre mes abdos côtes de vue. Ceux qui ont déjà perdu leur temps à étudier mes courbes se seront rapidement rendus compte que je n’en ai pas. C’est donc là où se termine le problème des autres que commence le mien. J’aimerais prendre du poids mais la surconsommation pure et simple de nourriture n’aide en rien mon gain tant espéré. Je propose conséquemment que l’on mette en ondes une émission dont les invités minces, maigres, voire rachitiques se voient suivis pour atteindre leur objectif ultime de prendre du poids en adoptant une saine alimentation à base de protéines, d’exercices physiques adaptés et je ne sais quoi d’autre de miraculeux. Les besoins nutritionnels pour les maigrichons peuvent pas être les mêmes que pour les joufflus, jamais j’croirai.

vendredi 25 janvier 2008

Chronique tennistique.

Comme vous ne le savez pas tous déjà, je suis un ex pas pire joueur de tennis. Aujourd'hui j'ai eu l'occasion d'assister, en différé, à un coup de théâtre tennistique. Rien de moins.

Le Australian Open bat présentement son plein, c’est l’un des 4 tournois majeurs de la saison de l’ATP. Après une période de repos de plus d’un mois, les meilleurs tennismen se sont donnés rendez-vous au premier tournoi d’envergure de la nouvelle année. Reposés, guéris, entraînés et pompés à bloc, les belligérants allaient se livrer une guerre sans merci.

Rafael Nadal, deuxième raquette au monde croisait le fer avec le jeune loup Jo-Wilfried Tsonga, en demi-finale. Outre son prénom de quasi (parce qu’il a un i dans le sien) "pêcheur-chanteur", ce jeune Français sosie de Mohamed Ali en avait mis plein la vue pour se rendre là en traversant avec aise un champ de fiers compétiteurs composé notamment de Andy Murray (9e favori) et Richard Gasquet (8e).

C’est donc après le premier set de la joute que j’ai nonchalamment déposé mon arrière-train dans le moule prévu à cet effet sur mon divan. *Ouvre la télé* Zappage. Ah tien donc! Du tennis. Nadal vs. Tsonga, cool. 6-2… pour qui!? Tsonga !!! Hein? J’avais un peu entendu parler de lui, mais je ne peux pas croire qu’il se permet d’arracher le premier set à Nadal en demi-finale d’un Grand Chelem. Impressionnant. Voyons voir.

À chaque point disputé, mon intérêt croît exponentiellement. Moi qui déteste regarder le sport à la télévision. Il est rapide, grand, puissant, calme, intelligent, charismatique, agressif, dans sa bulle… wow. Déformation professionnelle oblige, j’ai cette habitude de remarquer immédiatement ce qui cloche chez un joueur. Après le match, je n’avais pas encore trouvé. 6-2, 6-3, 6-2, Tsonga. Je crois bien que nous avons à faire à l’un des grands du moment, oui monsieur. Reste à voir s’il saura garder la tête froide dans l’adversité. Si son approche psychologique s’avère être au même niveau que ses capacités physiques, son nom sera à rajouter parmi les Federer, Djokovic et Nadal.

Mes critiques :

-Service » Motion simple, esthétique. Résultat: puissance, précision, équilibre. Des as à la pelle.

-Coups de fond » Il déclenche des deux côtés. Technique impeccable.

-Coup-droit » Quand ses deux pieds sont dans le terrain, il est assez prévisible avec ses approches croisées. Pour le reste, rien à redire.

-Revers » Légèrement moins solide que le coup droit. Il en a échappé quelques-uns. Un peu stiff, il me rappelle Safin avec cette même facilité à mettre de la puissance. Attention aux balles hautes. J’aurais apprécié avoir droit à plus de slices, mais Nadal ne le déséquilibrait pas assez souvent.

-Volées » Il se doit de profiter de son imposante stature au filet. À quelques reprises il y est allé de somptueuses touches. Ces amortis réalisés à la perfection lui ont donné des ailes. Et Nadal qui est l’un des meilleurs passeurs du circuit, sinon le meilleur… ouch !

-Jeu de jambes » Il contournait sur son coup-droit comme je ne l’ai jamais vu, toujours à temps. Je ne voyais pas la différence de rapidité entre Nadal et Tsonga. C’est pour dire.

-Choix tactiques » Sans bavure ou presque.

-Attitude » C’est un français, son anglais est par conséquent médiocre. Il devrait éviter de discuter avec les arbitres anglophones. Calme d’un bout à l’autre, son tempérament me rappelle dangereusement ceux de Federer et de Sampras. Il est bon entertainer en plus, tout à son honneur.

En résumé, je crois qu’il a le potentiel pour dépasser Federer. Et pour que je dise une telle chose, il doit (et devra) être vraiment TRÈS fort. [Federer est pour moi un dieu. Dieu du tennis. S'il me demande de me mettre à genoux, je ne le ferai pas. Quand même. À moins que ce ne soit pour lui cirer ses chaussures. J'accepterais volontier de lui cirer ses chaussures.] De ce que je j’ai pu voir, il l’est. À partir de maintenant, tout se passe entre les deux oreilles. À 22 ans, il lui reste beaucoup à apprendre et à vivre. Et si peu de temps à la fois.

Pourquoi est-ce que je fais fi du tennis féminin et que je n’y ferai probablement jamais référence? Non, ce n’est pas que pour alléger le texte. Si seulement vous saviez comme je m’en tamponne le coquillard du tennis professionnel féminin. Rien à voir. À part peut-être Justine Henin. Pour vous donner une idée, le 2000e joueur mondial éclate la première joueuse 6-3, 6-3 si ce n'est pas encore plus facile...

samedi 12 janvier 2008

Des chiffres et des lettres.

Voyelle... Consonne... Voyelle... Consonne... Consonne...(on se sent aventurier, monsieur) Voyelle... Consonne... Voyelle... Voyelle...

Si vous n'avez jamais pris le temps d'écouter une émission de "Des chiffres et des lettres", c'est que vous n'avez aucun respect pour votre culture, que vous n'avez pas TV5 ou que vous êtes sourd et muet. Le cas échéant, prière de cesser de lire ce blogue, il peut rendre aveugle. Merci.

Je sais pas pour vous, mais moi j'ai consolidé quelques amitiés grâce à ce jeu télévisé fort stimulant et excitant. Bon visionnement.

vendredi 4 janvier 2008

Martin sur la route.

Je ne suis pas un grand cuistot. Un jour, j'ai bien l'intention de peaufiner mon livre de recettes mais pour l'instant, c'est pas dans mes priorités. Entre deux pogos cuits à la perfection, il m'arrive de me laisser tenter par une émission de cuisine (Pinard, À la Di Stasio, pas Ricardo, pas Maman Dion).

Et c'est tout récemment que j'ai découvert l'émission de cuisine uuuultiiiime! Je doutais franchement qu'un jour, une émission culinaire puisse m'intéresser au point d'en parler à qui que ce soit, encore moins dans mon blogue. C'est bien beau un animateur gay-mais-pas-folle qui prête sa langue à des pirouettes syntaxiques ainsi qu'une co-animatrice toujours aussi inutile souriante et joviale, mais ça accroche rarement les ‘tits jeunes à casquette comme moi. Faut vraiment être un fanatique de cuisine, which I’m not.

Le titre de mon émission gastronomique fétiche ? Vous êtes vraiment poches si vous le savez pas déjà, franchement… c’est le titre de mon billet: Martin sur la route. Délectable. Enfin un chef recouvert de poils avec les poignets bien raides. Doté d’un humour piquant, d’une vivacité d’esprit onctueuse et d’un sourire contagieux, Martin Picard propose une émission originale et haute en couleur.

Réputé chef du restaurant Au pied de cochon, coloré et plus grand que nature, Martin Picard nous entraîne vers l’aventure afin de découvrir des plats du terroir québécois comme jamais nous ne les avons vus. L’émission est à son image : dynamique, brute, énergique, parfois sophistiquée et impressionnante, excessive et sympathique, humoristique et mal élevée, mais toujours attachante, rassembleuse, joviale et jouissive. Chaque émission propose des recettes typiques du Québec mais revues et transformées par Martin et son sous-chef Hugue, qui sillonnent les routes du pays, traînant avec eux leur cuisinière au gaz. Ils vivent chaque fois une aventure particulière en lien avec la recette et le thème de la semaine, aux quatre coins du Québec et des provinces maritimes. Martin Picard remonte aux sources des produits qu’il aime cuisiner. En partageant sa quête, le public vivra des expériences hors du commun, toujours surprenantes. Bienvenue dans l’univers Picard!

Hier, Martin et Stefano ont participé à la "course du cochon graissé" du festival du cochon de Sainte-Perpétue. J’étais fan instantané.

Prochaine étape? La suite logique serait de traiter d'une émission de déco... arf