mercredi 10 septembre 2008

Cégep.

Le Cégep c'est comme le Playboy Mansion: c'est pas là que tu te retrouves quand t'es perdu.

lundi 8 septembre 2008

Petits anges.

Quand je donnais des cours de tennis dans un club privé, on me confiait quelques groupes récréatifs de 6 jeunes à qui j'allais enseigner les rudiments du tennis pendant quelques semaines. Moi qui étais issu des parcs extérieurs où j'avais fait mes premières armes en matières de pédagogie tennistique, la dynamique était maintenant très différente avec des parents motivés qui payaient 400$ et + par session pour que leurs enfants apprennent à bien varger sur une baballe. Ils restaient là, plantés devant la grande vitre qui donnait directement sur les exploits athlétiques de leurs gamins et ils évaluaient ma prestance en tant que coach. Je me faisais juger.

Avec du recul j'aurais dû mieux préparer mes cours... meuh bon.

J'avais donc en moyenne 4 groupes par session et mes élèves étaient... de pures lavettes!

Lors du premier cours, j'étais tout le temps foudroyé de voir à quel point les jeunes de 8 à 12 ans étaient intimidés par un bonhomme qui s'approchait dangereusement de la majorité. Il y en avait peut-être 1 par groupe qui prenait un peu de place et les autres étaient... calmes, trop calmes!

Moi j'aime les p'tits criss, ceux qui foutent le bordel en voulant toujours être premiers de la ligne, qui crient, qui courent dans tous les sens, qui posent trop de questions, qui ramassent pas les balles, qui sont hyper compétitifs, qui ont (trop) hâte à la prochaine balle qu'ils pourront frapper, etc. Ils sont curieux, énergiques. Je me dis qu'une fois qu'ils prendront conscience qu'ils peuvent catalyser leur énergie uniquement dans les bonnes choses, ce seront eux les individus Alpha de la société.

Ma mission était donc la suivante: faire de ces lavettes les pires petits criss du monde entier.

Ben non, pas des petits criss méchants là. La vulgarité n'est pas une option. Mais des jeunes qui n'ont pas peur d'extérioriser toute leur énergie quand on leur en donne enfin l'occasion, assez confiants pour répondre à une question ou même pour faire des propositions. À l'écoute des consignes lorsque bien formulées. Des leaders, comme genre style.

À chaque cours j'arrivais avec le mot du jour. Je demandais s'ils le connaissaient. Je donnais une définition sommaire et on s'amusait avec ce mot jusqu'à la fin du cours où ils devaient mettre le mot dans un contexte complètement loufoque, absurde. J'incorporais le mot dans certains jeux, quelle machine à impro je fais! Tout le monde devait y mettre son grain de sel. Certains mots sont devenus des classiques et se répétaient leçon après leçon. Si j'ai réussi à leur donner la piqûre des mots en plus de leur permettre de gagner de la confiance en eux en plus d'améliorer leur tennis en plus de perfectionner leur coordination dans la joie, ben c'est mon exploit à moi.

J'en suis venu à être reconnu pour transformer les enfants. On me donnait des petits anges auréolés et je les rendais à leurs parents, à la fin de la session, avec une queue pointue et une tête cornue. Les kids étaient méconnaissables...des petits monstres. Et j'adorais ça!

J'suis un genre de Peter Pan.

samedi 6 septembre 2008

Première date. Que faire?

Il faut vraiment être fou pour donner toutes ces idées de sorties gratuitement. Idées qui, bien sûr, ne se limitent pas à la première date.
Enjoy!

CULTURELLES
-Cinéma / ciné-parc
-Théâtre
-Festivals (Juste pour rire, Jazz, Blues, Octoberfest, du Cochon de Sainte-Perpétue, International des films du monde, etc.)
-Poser nus pour Spencer Tunick
-Assister aux auteurs du dimanche
-Show d'humour, d'impro, de musique, etc.
-Assister aux Salons (du livre, du plein-air, de l'habitation, des nouveaux mariés (?), de l'auto (?), etc.)
-Visiter Saint-Élie-de-Caxton
-Soirées de poésie
-Évènements particuliers (nuit blanche, red bull crashed ice, etc.)
-Visiter un Zoo
-Visiter un vignoble
-Visiter une ferme

SPORTIVES
-Tennis, badminton, hockey, soccer, volley-ball, etc.
-Lancer frisbee / ballon de football / balle baseball / balle poilue avec les pads en velcro
-Patins (glace, roller), vélo
-Marche urbaine / randonnée pédestre
-Équitation
-Tir à l'arc / arbalète / sarbacane / carabine
-Billard
-Bowling
-Jogging
-Pédalo / canot / kayak / rabaska / rafting
-Wakeboard / wakesurf
-Pêcher eul'gros brochet
-Sports de vieux (pétanque, fer à cheval, curling, mini-putt (le rigolfeur c'est OUT!)
-Crazy carpet / 3-skis / toboggan
-Ski / snowboard... snowblade

RANDOM
-Prendre un verre dans un bar / sur une terrasse
-Donner du sang
-Aller à la plage, glissades d'eau
-Cueillettes (pomme, fraises, framboises, blé d'inde, etc.)
-Gâter sa panse à la crèmerie
-Squatter des bancs de centre d'achats
-Gosser sa vaisselle dans une boutique sur St-Denis
-Incarner des touristes français venus skier sur le "célèbre" Mont-Royal de Montréal (à réaliser lorsqu'il fait relativement chaud, porter un one-piece d'hiver et avoir des skis et des pôles en main)
-Aller faire du bénévolat (?)
-Présenter à votre date vos meilleurs amis... qui s'avèrent être un couple... de nains
-Runner une vente de garage avec vos cochonneries respectives
-Visiter des appartements hot sans avoir la moindre intention de les louer / acheter
-Aller chez des concessionnaires automobiles de renom (Lexus, BMW, Mercedes, etc.) et essayer plein de voitures que vous n'acheterez bien sûr jamais.
-Jouer à des jeux vidéos (la Wii ça a l'air drôle en saint crime)

POUR LES RICHES
-Bungee, delta-plane, parapente, parachute
-Partir en croisière


J'en oublie?

mardi 2 septembre 2008

Homme cherche...

Est-ce que ça se fait engager quelqu'un pour prendre des (bonnes) décisions à sa place?

lundi 1 septembre 2008

Intégrateurs.

C'est Noël.

On vient d'avoir un nouvel arrivage, la cuvée 2008-2009 s'annonce prometteuse. Youppi! On les attendait déjà depuis un bon moment, il était plus que temps. D'ici peu, ils prendront d'assaut vos cœurs où ils se feront une place bien au chaud. Un peu comme des marmots qui -nez rougis par une séance de hockey enlevante- vont se blottir dans une peau de mouton devant un feu de foyer crépitant paisiblement où maman leur servira un bon chocolat chaud préparé avec amour, vous n'aurez d'autres choix que de vous attendrir en les voyant.

Après avoir fait référence au film français le plus populaire de l'ère moderne au Québec dans mon dernier billet -Le dîner de cons, je devais continuer dans cette même veine et exploiter le filon à fond. Mais de quoi y parle, ce con? Premièrement, je ne parle pas, j'écris. Deuxièmement, il s'agit des nouveaux colocs français du Prédateur! C'est Noël. Jubilons d'allégresse. Ah, et troisièmement, cessez de me traiter de con, ma pauvre estime... Quatrièmement, les colocs ne sont pas cons du tout, bien au contraire, ce sont de sympatiques gaillards!

Bon, c'est pas vraiment Noël, c'est tellement mieux! Voyez-vous, mon complice trijambiste habite le même appartement depuis quelques générations de colocs en échanges étudiants et à chaque débarquement, nous sommes frappés par une fébrilité telle que nous tournerions au ridicule les énervements amateurs des candidates de Girlicious devant un panier de make-up.

En tant qu'intégrateurs professionnels auto-proclamés, on leur fait visiter les coins chauds de la ville, que ce soient les restos romanticos-chics comme la Banquise, les bars comme le Balatou, les belles vues, les dépotoirs municipaux, les usines désaffectées, le casino, Chez Parée, l'ambassade du Congo, etc. Aucun détail n'est négligé. On les initie aussi au caractère fumant et corrosif de "la Québécoise" et on leur donne des pistes pour les faire tomber dans leurs filets, j'ai foi en eux.

Je suis cependant persuadé qu'ils accepteraient volontiers que le commité d'intégration se boursouffle de quelques nouveaux membres. Who's in?

Terminons le tout en beauté avec une blague complètement gratuite, gracieuseté de l'ami Sugar Sammy:
-Les Français sont toujours à une bière d'être gays.
Enjoy the video!

mercredi 27 août 2008

Ôh le con.

Ennuyé par ma soirée, je sentais en moi une envie folle de régurgiter de la pollution auditive pour le bonheur *tousse* de qui aurait l'inestimable *tousse* chance de l'entendre, je suis sorti du bar et j'ai attendu le prétexte parfait pour mépriser du monde.

Étant un grand observateur aux yeux de yéti -ça a une excellente vision un yéti, il doit pouvoir voir même dans les tempêtes de neige, je me suis mis à juger tout le monde. De même, sans tambour ni trompette, à frette, ben sec. Constat: la crème de la société était réunie au même bar que moi hier, aucun doute. Tellement que je me suis demandé: mais pourquoi diable ne nous adonnons-nous pas plus coutumièrement à cette grivoise pratique qu'est le dîner de cons au Québec? Je tenais mon prétexte. Toutefois, en voyant tant de candidats potentiels gaspillés, je vous l'avoue, j'ai eu un pincement au coeur.

Je ne sais pas si c'était la larme d'amertume qui perlait sur ma joue ou si c'est que ces cons me voyaient comme l'un des leurs, mais l'attention collective a vite fait de se tourner vers moi. En bon recruteur que je suis, une question brûlait mes lèvres à chaque nouvel "ami" que je me faisais: C'est quoi ta passion? M'intéressant (faussement) à leurs élucubrations, on repoussait sans cesse les limites du mauvais goût: couture, magasinage, snowboard, vêtements médiévaux, piercings, flûte de pan...

Y'a même un gars qui m'a dit: "Hey, est-ce que tu fais de la télé?
-Huh... Non.
-Ah... Parce que t'as vraiment un visage de télé... Tu devrais faire des castings, sérieux..."

Lui, de toute évidence, sa passion c'était les compliments gays. Je l'ai retiré de ma liste, on ne peut pas se moquer des homosexuels lors des dîners de cons, ni dans la vie en général. Ça pis le quotient intellectuel moyen des noirs cueilleurs de prunes, pas touche. Ne parlons même pas de la petite Provencher, chuuuut!

Bref, j'ai vu de "belles têtes de vainqueurs" hier. Et toi, lecteur, quelle est ta passion?

lundi 25 août 2008

Tasse-toé ti-cul.

Quand je respirais l'air à la même altitude que ne l'expulse mon cul aujourd'hui, je me tassais du chemin quand approchait une voiture. J'allais jusqu'à poser mes semelles sur la chaîne de trottoir le gazon ou dans un drive-way.

Mes parents, dans un souci de m'offrir une éducation appropriée pour que je me rende à l'âge adulte -et idéalement d'or- en ayant toujours assez d'autonomie musculaire pour expulser mes selles seul et proprement du haut de mes vraies jambes, ont tôt fait de m'apprendre que dans une collision avec une voiture qui roule à 50 km/h, c'est pas moi qui gagne. Les parents aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils font? Ils enseignent les rudiments de la priorité aux piétons.

Doctrine qui semble avoir fait son chemin dans beaucoup trop de petites têtes insouciantes. Petites têtes qui appartiennent à des jeunes et moins jeunes. Ils marchent en plein milieu de la rue et si on a le malheur de leur signifier qu'ils encombrent la voie, la priorité aux piétons est là pour tout justifier.

Lorsque que vous déambulerez dans les rues au crépuscule emmitouflés dans de lugubres vêtures et que vous vous ferez ramasser par un joueur de hockey soûl au volant d'un Hummer, on verra ben à qui La Vie aura décidé de donner priorité. Dumbasses!

jeudi 21 août 2008

Je veux la Guerre.

Mise en situation: J'habite avec mes géniteurs biologiques et mon frère. Frère dont les liens biologiques qui nous unissent sont nébuleux... à l'oeil du moins. Je suis aussi parmi les 670 000 personnes les plus baveuses sur la surface du globe. Fin.

Dernièrement, mon peutit frère et moi en sommes venus aux prises. Un incident de rien du tout.

Depuis, j'ai décidé de le renier, de l'ignorer pour éviter tout pétage de coche gratuit à l'avenir (de sa part). Nous ne nous sommes pas parlés pendant des semaines. Les rares fois où il m'a adressé la parole, je l'ai ignoré ou bien j'écrivais ma réplique sur un post-it que je collais bien en vue. Sans ne jamais le regarder.

C'était dur au début, nous qui passions jadis des heures à se disputer des joutes verbales complètement dépourvues de but si ce n'est que de prouver à l'autre que notre patience est sans limite, notre vocabulaire sans bornes et notre répartie cinglante. Même si je gagnais (presque) toujours, j'appréciais ce temps de qualité passé avec mon frérot. Mes interprétations de chansons en son nom étaient également des moments forts.

Ma perception d'une relation fraternelle saine est-elle si étrange?

La morale de cette histoire? La Guerre me manque. Enterrons la hache de paix et fumons le calumet de la guerre.

samedi 16 août 2008

Séduire au Québec.

"Bla bla bla... les Québécois ne savent pas séduire... ce sont tous des trouillards avec des raisins secs Sun-Maid à la place des... regardez les européens, eux savent s'y prendre avec nous... mais où est passée cette douce romance mêlée à cette irrésistible virilité... bande de flancs-mous... ils ne nous comprennent pas... donnez-nous du sang chaud, de l'audace et de l'originalité... Luigi, mon ex-copain, avait de la poigne lui, pas comme Mathieu, mon nouveau copain Québécois... bla bla bla"

Témoignage fictif de Québécoises frustrées de la piètre performance séductrice des hommes du Québec.


Une de mes collègues est récemment revenue d'un voyage en Toscane. Vous devez connaître des gens qui sont beaucoup trop fiers de leur vie, qui gagnent un toutou à la Ronde pis qui s'en vantent pendant 3 mois, qui se font aborder dans un bar et qui sont persuadés qu'ils ont enfin rencontré l'Amour, qui s'achètent un Magic Bullet et qui couvrent de mépris vos moyens archaïques de trancher des aliments, qui se rient de votre écran de télé qui n'est pas... HD, qui, peu importe ce qu'ils ont, ce qu'ils font, ce qu'ils désirent, seront toujours mieux que vous... Eh bien ma collègue, elle est comme ça. Ces personnes je les appelle les casse-noisettes.

En Toscane pendant 2 semaines donc, c'est tout ce qu'il lui fallait pour revenir, preuves à l'appui, déposer une critique outrageuse contre les aptitudes des Québécois dans le domaine de la séduction.

Ne tarissant pas d'éloges à l'égard des Italiens dans la narration de ses péripéties dans la capitale internationale du machisme, elle a vite fait -dans l'approbation générale des autres femmes présentes- de ridiculiser le Québécois moyen en le comparant à son concupiscent homologue italien. Elle racontait s'être fait siffler et approcher maintes fois en sillonnant les bucoliques rues du pays en forme de botte. C'est peut-être parce qu'ils n'ont simplement pas de goût, pensais-je juste assez haut pour croiser le regard complice d'un collègue qui avait de toute évidence lu mes pensées. On se le cachera pas, elle n'est pas une beauté universelle ma fendeuse de noix. Quoique, me suis-je dit, les standards de beauté européens sont un peu plus "slack" qu'ici si vous voyez ce que je veux dire [voir une maman italienne typique de dos pour mieux comprendre]. Narcissique Nutcracker Lady se targuait même d'avoir été la proie de regards lubriques lancés par des hommes en couple. S'ensuivit d'un oooouuuuuuh envieux de la part des autres femmes. Toujours soucieux de la bonne image qu'on entretient de mes congénères québécois, c'est là que j'ai pété ma coche.

Non mais. C'est ça un vrai homme à vos yeux? Un gars qui vous reluque même si une autre femme se promène à son bras. Un gars qui vous suit pour mieux vous siffloter son appréciation. Un mec qui vous démontre clairement que ses intentions envers vous sont purement sexuelles. Parce que si c'est le cas, vous êtes d'excellentes comédiennes, bravo.

Combien de fois des filles m'ont dit qu'une des attitudes masculines les plus irrespectueuses qui soient, c'est lorsque le monsieur regarde d'autres madames pendant un rencart/sortie. Combien de fois on m'a dit que le sifflage c'est "tellement macho". Combien de fois on m'a dit que les Italiens avaient l'air gays. Combien de fois, durant un Euro ou un Mondial, on vous a dit que les Ritals sont des fakeux, des comédiens de bas étage, des m-a-n-i-p-u-l-a-t-e-u-r-s.

Soyons honnête, les Québécois, généralement, sont passifs. Trop passifs. J'en suis moi-même un bel exemple. Restons-en là. Mais vous, chères damoiselles, n'êtes-vous pas un brin trop fière de clamer haut et fort votre féminisme, votre fierté d'êtres femmes et fortes. Votre petit côté outrecuidant, un peu comme les Italiens. Parce que ce statut de mégères sur la défensive que vous cultivez depuis tout ce temps, il finit par faire peur. Vous voulez l'égalité dans tout, mais vous voulez que ce soit l'homme qui fasse le premier pas, comme avant, dans le temps que les pourvoyeurs avaient tous un phallus et qu'ils étaient les seuls à avoir le droit de vote. Vous ne voulez pas non plus qu'ils tentent de vous enjôler en brandissant une liasse de billets, mais vous aimez tant quand ils payent la note au resto.

Non vous n'êtes pas pleines de contradictions, vous éprouvez simplement un malin plaisir à voir les hommes se fendre le crâne en tentant de comprendre ce que vous savez être dépourvu de cohérence.

Au Québec, ce ne sont pas les hommes le problème, ce sont les femmes. Boycottons les femmes.

vendredi 1 août 2008

In case of stress: baillez.

Qu'est-ce que vous faites quand vous êtes pris au beau milieu d'une situation furieusement stressante? Vous figez, votre gorge devient sèche, vos doigts tremblent, vos jambes sont molles, vous rougissez, vous rêvez que vous vous fondez dans le plancher, vous prenez froid/chaud, vous suez, vous regardez par terre, vous paniquez et vos idées deviennent claires comme une roche dans l'eau, vous perdez le souffle, vous vous empressez d'enfiler votre combinaison de camouflage... Mauvaises attitudes.

Baillez.

Sérieux, baillez.

Impossible d'éprouver du stress en baillant.
Avez-vous déjà vu Tiger Woods bailler avant d'exécuter un roulé de 12 pieds pour la victoire du tournoi des Maîtres? Non. Avez-vous déjà vu Indiana Jones bailler alors que des pygmées le menacent avec de terrifiantes sarbacanes? Non. Avez-vous déjà vu quelqu'un bailler pendant que le dentiste lui gossait dans la yeule avec sa fraise? Non. Avez-vous déjà vu une personne bailler tout juste après qu'on lui ait appris qu'on devra lui amputer les 2 jambes? Non. Avez-vous déjà baillé pendant que votre boss vous faisait des remontrances? Non? Moi oui. Avez-vous déjà vu un chirurgien bailler en réalisant une chirurgie cardiaque? Non. Avez-vous déjà vu une fille bailler en essayant des morceaux de linge? Non. Avez-vous déjà vu Monsieur Wilson bailler alors qu'il sait être en compagnie de Denis? Non.

Et pourquoi donc, croyez-vous? Parce que ces personnes sont stressées et, par le fait même, complètement dépassées par les évènements.

Si vous voulez recouvrer votre lucidité et votre répartie fracassante, baillez. C'est si simple. Les personnes qui baillent sont en contrôle de la situation, voire même au-dessus. Regardez monsieur Bush lorsqu'il discourt en direct à propos du prix effarant du pétrole ou encore des présences militaires américaines à l'étranger, il baille. Un homme de confiance, ça se voit tout de suite. Regardez votre voisin pendant un cours X de mathématiques au cégep ou à l'université: contrôle. Regardez les gens à l'église pendant la messe, ils savent qu'ils sont au bon endroit, ils sont zen, ils baillent.

Bref, la prochaine fois que vous êtes confronté à une situation désarmante, baillez. Baillez assez pour qu'on vous voit le faire, qu'on vous entende le faire et qu'on vous sente le faire. Baillez comme s'il n'y avait pas de lendemain, baillez avec conviction, baillez avec votre coeur.